Renault revient au sommet avec Alpine

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Ici la team We Are COM ne vous parlera pas de mécanique, même si nous aimons les chevaux (du PMU). Nous nous sommes penchés au-dessus du berceau de la future Alpine avec l’envie de comprendre pourquoi et comment relancer une vieille marque. En voiture, Simone !

Renault a attendu 26 ans (autant dire une génération) pour faire renaître le mythe Alpine. Depuis 2012, la marque au losange s’attelle au come back de la belle. Le constructeur français n’a pas brûlé les étapes et a méticuleusement pesé les risques qu’il prenait à dépoussiérer la machine à souvenirs. Les résultats flatteurs de la Fiat 500, de la Mini ou encore ceux de la série DS – qui a d’abord porté le sigle Citroën avant de voler de ses propres ailerons – l’ont conforté dans cette stratégie. Ce marché en forte croissance pousse le groupe de Boulogne-Billancourt à se lancer lui-aussi dans le néo-rétro.

 

Il était une fois Alpine

alpine_oldLa marque Alpine voit le jour en 1955 par son père fondateur Jean Rédélé. Puis en 1978, Renault rachète l’entreprise et propulse la marque sur le devant de la scène en la faisant sienne. La berlinette devient alors une redoutable voiture de course. En démontre ses nombreuses victoires en championnats du monde des rallyes, qui sont à la source du mythe Alpine, générant une incroyable promotion. Alpine fut ainsi un formidable attribut pour la marque ombrelle Renault en lui apportant : puissance, sportivité, endurance et performance. S’en suit une longue décennie de records (en rallye comme en vente), mais l’aventure s’arrêta avec les chocs pétroliers successifs. Changement d’ère, Alpine fut remisée au vestiaire devenant alors voiture de collection.

 

Le réveil de la belle au garage dormant

 

 

Quand Renault relance son écurie Renault Sport F1 Team, il n’y a ni hasard ni nostalgie de la part de Carlos Ghosn. Ce retour sur les pistes sonne l’arrivée de la nouvelle Alpine dans les concessions. Rien de mieux que des podiums (certes avec des voitures taillées pour la compét) pour promouvoir les mérites d’une sympathique sportive (oui personnalisable, mais de série mon ami). Des concept-cars ont été présentés… On y retrouve toute l’ADN de Mère-grand : un capot en V très caractéristique, des flancs creusés, des jantes démesurées (clin d’œil aux berlinettes A110 et A310 pour les connaisseurs), des phares tels des yeux en amandes et une calandre discrète rehaussée par deux autres feux ronds au regard avenant. Bref, un savant mélange de tradition (« Oh la revoilà ! ») et de modernité (« Ouf nous sommes en 2016 ! »). Avec ce modèle, Renault exploite pleinement la mémoire collective : ces lignes d’une voiture mythique qui traversa de loin ou de près notre enfance, et ces connotations de sportivité qui font du mot « Alpine » une référence intemporelle. Et pourquoi pas demain la préférence ? Nul doute qu’il s’agira d’un beau turbo pour distancer la concurrence.

 

Ils vécurent heureux et eurent de nombreuses voitures

Renault mobilise ici son histoire pour conquérir un marché que le constructeur avait délaissé. En relançant ses succès en compétition d’endurance (comme aux 24h du Mans dernièrement), c’est tout le background de la marque qui vient crever l’écran. L’histoire redevient actualité, redonne de la fierté d’appartenance aux collaborateurs après des passages à vide, réaffirme la pérennité de l’entreprise embarquant pléthore d’innovation. Mais au fait, pourquoi avant même d’être commercialisée parlons-nous ici de cette voiture ? Parce qu’Alpine va bien au-delà de la notion de produit. L’attractivité de la marque lève les contraintes réelles (« Euh… nous ne sommes pas prêts pour le Mondial de l’Auto, revenez plus tard ! ») et stimule notre imaginaire. Sans l’utiliser et seulement en y pensant, nous sommes déjà transportés.

 

En somme, Alpine ne « produit » pas… elle « signifie » (même absente).

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