L’email est-il mort?

email sur smartphone

En préparant sa dernière newsletter, la team We Are COM s’est posée cette drôle de question : avec l’avènement des réseaux sociaux et l’émergence des messageries instantanées, l’email est-il toujours d’actualité ? Pour lever le doute, nous avons recherché un expert en marketing direct. Nous nous sommes empressés de questionner Denis Diebolt, patron d’ACTIVECOM. Maintenant, la team est rassurée ! 🙂

 

Soyons directs Denis : l’email est-il mort ?

Depuis 10 ans j’entends cette prophétie et les chiffres la contredisent… L’email est arrivé à maturité et est reconnu comme le canal le plus efficace du fait de sa simplicité d’utilisation, de son faible coût et de la pertinence des statistiques qu’il génère. Toutefois si plus de 80% des Français pensent que l’email sera le moyen de communication privilégié dans 10 ans (étude Morar Consulting pour Mailjet – mars 2017), nous pensons qu’il faudra mettre le holà à certaines pratiques intrusives et non déontologiques. Nous combattons depuis toujours le spamming, totalement contre-productif. Ce harcèlement électronique par des emails non désirés ne peut pas être une technique de communication et le Syndicat National de la Communication Directe (SNCD) – dont nous sommes membres – devrait agir plus sévèrement.

Il est vrai que nous sommes tous les proies de mails indésirables. En même temps, nous en attendons certains avec impatience. Comment un média peut-il être à ce point subi ET désiré ?

L’appétence ou le rejet d’une newsletter par ses destinataires sont le résultat de deux paramètres : le ciblage et le contenu, logiquement à la main de l’émetteur de la newsletter. Pour lui permettre d’effectuer les bons réglages de ces deux paramètres, nous proposons différents outils et fonctionnalités issus de nos travaux en R&D. Nous disposons de solutions innovantes tant sur la segmentation des contenus selon les affinités des destinataires que sur la gestion dynamique des listes de contacts. Concrètement, les retours statistiques et les requêtes d’automation permettent de recomposer automatiquement chaque liste de diffusion avant chaque nouvel envoi.

Le futur du mail serait des newsletters génériques avec des contenus choisis par le destinataire ?

Oui, c’est déjà une réalité activable par nos clients ! Face à la déferlante de la Big data, dont entre nous on peut dire qu’elle respecte peu la vie privée, nous proposons une gestion de profil en ligne par les destinataires qui peuvent définir eux-mêmes leurs centres d’intérêt ainsi que le volume et la fréquence des envois. C’est la « Yes data », qui requiert la participation des intéressés et nous paraît nettement plus éthique, non ? On peut l’utiliser en communication interne pour éviter l’envoi par différentes directions ou filiales d’informations doublonnées ou ne touchant pas les « bons » destinataires. Elle est bien évidemment modulable pour ne pas mettre de côté des informations importantes et utiles à tous.

 

Soyons tous les promoteurs du smart mailing

Donc la newsletter peut-elle être un support en communication interne ?

C’est, à mon sens, le support idéal : réactivité et traçabilité de sa diffusion dans l’entreprise (taux d’ouverture, taux de clic, etc.), qui dit mieux ? Chaque direction de l’entreprise (communication, marketing, ressources humaines, finances, etc.) peut l’utiliser pour son propre usage, archiver les envois par destinataire avec des « accusés de réception » (idéal pour les informations sociales ou patrimoniales sensibles), voire compiler ses contenus avec ceux des autres directions pour produire une newsletter commune. Rassurez-vous : nul besoin d’être un expert en codage pour tout cela ! Notre back-office a été pensé « utilisateur » et offre une ergonomie vraiment simple.

Et quel regard portez-vous sur les nouveaux médias comme Time To Sign Off (newsletter gratuite) ou encore Brief Me (payante) ?

Ce sont des newsletters « intelligentes », choisies (par le ciblage) et porteuses d’une grande valeur ajoutée (par le contenu). Cette approche est vertueuse pour une entreprise dont le business model est soit de commercialiser ses newsletters et/ou sa base de données, soit de générer des abonnements. Au-delà de vos exemples, l’e-mailing trouve des champs d’application dans de nombreux domaines comme l’animation commerciale ou encore la relation client qui ne sont pas des domaines « commercialisables ». Soyons tous les promoteurs du smart mailing en revenant à l’essentiel : envoyer le bon message, au bon moment, à la bonne personne ; tout en étant en mesure de récolter des informations qui vont enrichir son profil avec son assentiment en vue d’améliorer la personnalisation du message et donc le bénéfice pour le destinataire.

La newsletter devient un club sélect !

C’est surtout un formidable outil de communication et de fidélisation. La dimension communautaire peut se développer dans la durée à la condition de respecter les codes de la communauté et d’avoir une vraie éthique. Chez ACTIVECOM, nous accompagnons nos clients depuis plus de 10 ans dans leurs projets de marketing digital. Parce que nous sommes à la fois des vétérans de la COM, des designers, des développeurs et des ingénieurs passionnés, nous sommes capables de nous adapter aux demandes spécifiques de chaque annonceur pour des cibles bien identifiées et des objectifs précis.

Pour conclure, quels sont vos conseils d’expert pour une newsletter parfaite ?

Ma devise : «Quand c’est simple, ça marche ! ». Alors voici 5 conseils pour y arriver :

  • > Donnez envie aux destinataires d’ouvrir votre message en travaillant un objet alléchant…
    Stop aux objets comme « Newsletter n°34 du mois de juin » ;
  • > Proposez un graphisme épuré en cohérence avec votre charte et toujours responsive
    Stop aux templates passe-partout ;
  • > Faites appel à des experts du digital pour la production des contenus et la mise en page…
    Stop au print calqué sur le digital ;
  • > Méfiez-vous de MS Word® et de ses balises propriétaires…
    Stop au copier-coller ;
  • > Segmentez, ciblez et personnalisez au maximum votre message (de l’objet aux articles)…
    Stop à l’approche top-down.

Pour MA newsletter idéale j’ajouterais une dose de vidéos, un GIF fun, des news courtes et pourquoi pas un sommaire interactif vers un webzine ? Tout est possible 😉

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