Les 10 paradoxes surprenants du communicant

Les 10 paradoxes surprenants du communicant

Les communicants sont des créatures paradoxales. Entre les valeurs prônées et la réalité du métier, il existe parfois un monde. Est-ce grave, docteur ? Bien sûr que non  ! 🎭 Ne nous flagellons pas, les contradictions reflètent un secteur en constante mutation, soumis à de nombreuses tensions. Est-ce qu’au fond ce n’est pas aussi pour ça que la communication est un métier de passion  ?  

Alors, c’est sans langue de bois que la team We Are COM a décidé d’assumer les contradictions de la communication  ! 🥊 Les 10 grands écarts made in COM, quand nos belles intentions croisent la dure réalité de la profession, c’est parti  !  

🤔 Et vous, dans combien de paradoxes vous reconnaissez-vous  ?  

Paradoxe #1  - On prône l’authenticité… Mais on filtre tout

Oui, on filtre. Authentique, mais pas négligé, on a dit  ! 

🙃 Le paradoxe  ? Le communicant milite pour plus d’authenticité et plus de sincérité, en apparence. En apparence seulement, parce qu’honnêtement, quel témoignage n’est pas réécrit, quel visuel n’est pas retouché et quelle vidéo n’est pas montée au millimètre près  ?  

💡 La concession  ? On est avant tout des storytellers, on aime la mise en scène, revendiquons-le. Publier brut, jamais. Mais, pourquoi ne pas ouvrir les coulisses de votre production de contenus, en assumant pleinement les différentes étapes de fabrication ? #AuthentiquementAssumé 

Paradoxe #2 – On parle d’inclusion… Mais on n’aime pas les castings

Mieux que l’inclusion, on pratique l’inclusion par immersion. 

🙃 Le paradoxe  ? Représenter la diversité est une de nos priorités. Pourtant, on réalise nos campagnes RH avec les trois premiers collègues trouvés, disponibles et motivés. La communication inclusive nécessite des moyens, tant en termes de temps que de budget. Résultat  ? On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.   

💡 La concession  ? Même si vos collaborateurs sont un peu vos stars, pourquoi ne pas essayer de les troquer contre des talents extérieurs  ? Promis, un casting ce n’est pas si terrible, et surtout, ça forme à une vraie culture inclusive. #SortirDeSaZoneDeConfort 

Paradoxe #3 – On veut donner du sens… Mais on cherche encore notre impact positif

On ne sauve peut-être pas le monde, mais au moins on ne le détruit pas.  

🙃 Le paradoxe  ? Quelle entreprise n’arbore pas fièrement une mission ? Quelle marque ne revendique pas dignement une raison d’être  ? À en croire les communicants, toutes les organisations sont formidables et tous leurs produits incroyables. Spoiler : pas de quoi sauver la planète  ! Et ce n’est pas grave d’ailleurs, car ce n’est pas ce qu’on vous demande.  

💡 La concession  ? Concentrez-vous sur les qualités de votre produit, son utilité et son absence de nocivité par exemple. Le véritable sens se trouve partout, il suffit de savoir où le chercher. #ModesteEtFier  

Paradoxe #4 – On s’épuise à être réactif… Mais après une validation en 10 étapes

En temps réel, dès qu’on a le GO du ComEx.

🙃 Le paradoxe  ? Ah les process en interne… Le temps d’accumuler vos 5 validations, vous avez laissé passer le buzz : frustration ! Le communicant est sans cesse tiraillé par son envie de réagir à chaud et celle de se prémunir des foudres hiérarchiques.  

💡 La concession  ? Vous êtes victime de la culture du contrôle ? Il vous est quand même possible de gagner du temps : anticipez avec des chartes spéciales réaction rapide et des templates prêts à l’emploi. Autrement dit, inspirez-vous du modèle news room ! #FastAndSerious  

Paradoxe #5 -  On a l’ambition de fédérer l’interne… Mais on s’adresse à nos collaborateurs comme à des prospects

Promis on va essayer de vous parler comme si on vous connaissait…

🙃 Le paradoxe  ? On répète sans cesse que les collaborateurs sont les meilleurs ambassadeurs. Et pourtant, on les inonde de contenus corporates, sans émotion et sans personnalisation. Mais pourquoi les communicants ont-ils peur de trop « copiniser » avec l’interne  ?  

💡 La concession  ? Ça suffit les pincettes, vos collaborateurs aussi ont le droit à un peu de magie  : une tonalité assumée et un storytelling inspiré. Formez-vous à l’écriture empathique et à l’écoute active, proposez des formats conversationnels et surtout arrêtez de vouvoyer l’interne, quand vous tutoyez l’externe  ! #AmourVache  

Paradoxe #6 – On cherche de l’engagement… Mais on redoute les commentaires

Dites-nous ce que vous voulez, tant que ça nous plait ! 

🙃 Le paradoxe  ? Des interactions, des interactions, des interactions… Oui, mais sous certaines conditions. Peur irrationnelle du badbuzz, de la critique frontale et du trolling… Les marques réclament de l’engagement libéré, tout en pratiquant une modération censurée. Les haters sont partout, apprenons à faire avec.  

💡 La concession  ? Formez vos équipes à une modération constructive, à la gestion de soft crise. Les critiques, même virulentes, sont une occasion de se remettre en question et d’apporter une réponse transparente et satisfaisante (ou de se faire une raison). #LibéronsLesInteractions 

Paradoxe #7 – On fait de la RSE… Mais on imprime encore en quadri

On imprime oui, mais sur du papier recyclé, héhé  ! 

🙃 Le paradoxe  ? C’est super de promouvoir une démarche éthique. Sauf, quand par derrière on démultiplie les supports jetables. On ne juge pas, on sait bien que le numérique responsable c’est plus facile à prôner qu’à respecter.  

💡 La concession  ? En matière de responsabilité, chacun fait ce qu’il peut et c’est déjà bien. Par où commencer  ? Par éviter les brochures ultracolorées, les goodies inutiles ou encore les impressions de tonnes de papier, par exemple. Communiquer responsable, c’est adopter les bonnes pratiques à son rythme, petit à petit. #WorkInProgress 

Paradoxe #8 – On raffole d’innovation et de créativité… Mais toujours validées par un comité

On est super disruptifs, tant que ça ne bouscule personne.

🙃 Le paradoxe  ? Est-ce qu’on peut encore parler d’innovation, quand on respecte un périmètre de liberté : prototyper, tester et valider  ? Est-ce qu’on peut encore parler de créativité, quand la moindre petite idée est déformée et broyée par 6 comités  ?  

💡 La concession  ? Commencez par limiter la participation des non-communicants à vos prises de décisions créatives. Non, nous ne sommes pas sectaires, tout simplement réalistes : le communicant réfléchit différemment, et c’est en ça qu’il a du talent. #LaCréativitéEstUnMétier  

Paradoxe #9 – On pense libérer la parole… Mais on ne fait parler que le DG

Le monologue participatif, vous en avez entendu parler  ? 

🙃 Le paradoxe  ? Aujourd’hui, la communication doit être transversale, la parole doit être donnée aux collaborateurs et chacun doit pouvoir s’exprimer sur les réalités de son métier. Sur le papier, c’est l’ambition de tous les communicants. Alors, pourquoi ça se finit toujours par une prise de parole du DG, accompagnée d’une photo les bras croisés ?  

💡 La concession  ? En communication, la culture hiérarchique est malheureusement encore trop persistante. À nous de dérider la COM institutionnelle en valorisant les relais internes et en déployant des formats plus horizontaux. #ParolePourTous 

Paradoxe #10 – On est certains de se démarquer … Mais on fait tous les mêmes posts LinkedIn

Une personnalité éditoriale prétendument unique.

🙃 Le paradoxe  ? Mêmes emojis, mêmes accroches, mêmes punchlines…. Sur LinkedIn, on est persuadés de se démarquer, mais nos posts sont tous les mêmes en réalité. Et alors patatras, depuis que ChatGPT est venu nous assister, ces posts sont de plus en plus aseptisés. C’est trop en demander une prise de parole singulière et téméraire ?   

💡 La concession  ? Si vous voulez notre avis, il est grand temps de se former à une prise de parole plus perso pour les réseaux sociaux, à encourager les angles décalés et les posts à véritable valeur ajoutée. #PostezCommeVousÊtes 

Visuels : Freepik

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