Que diriez-vous de commencer cette parenthèse scientifique par une citation du grand Rabelais ? « Science, sans conscience n’est que ruine de l’âme ». 🤓 Oui, les neurosciences nous apportent un certain nombre de clés de compréhension, mais de quelle manière les mettre en application ?
On dit que le contenu est roi, c’est faux ! Dans une société où nous sommes sans arrêt sursollicités et où le scroll s’est largement imposé, seule l’attention humaine est reine. 🧬 C’est pourquoi la team We Are COM a choisi de vous rencarder sur les 10 règles d’or pour capter l’attention de vos audiences, version neuroscience.
#1 – L’attention humaine est limitée
La version neurosciences ? Ce qu’on appelle « la mémoire de travail », c’est-à-dire la mémoire à très court terme capable d’imprimer une information, n’est pas capable de gérer plus de 5 éléments à la fois. Autrement dit, plus la charge cognitive augmente, plus l’abandon de l’attention est rapide.
🚀 La version We Are COM ? Notre cerveau n’est multitâche qu’en apparence. À trop vouloir le solliciter, c’est le désengagement assuré. Finalement, moins on en dit, plus on est écouté. Ne surchargez pas vos messages mais préférez leur donner un effet coup de poing. Pas de chichi, en communication une idée forte suffit !
#2 – L’œil scanne toujours avant de lire
La version neurosciences ? Le cerveau traite une image 60.000 fois plus vite qu’il ne peut traiter un texte. C’est pourquoi, inconsciemment, il adopte le principe de « la lecture en F », une lecture guidée par des points de contraste visuels.
🚀 La version We Are COM ? Votre audience ne lit pas, elle repère. Peu consciencieuse, elle scrolle et saute des lignes. Pour donner envie d’être lu, un texte doit d’abord donner l’envie d’être vu. Oust les gros blocs compacts et imbuvables, attirez le regard en misant sur des éléments visuels : gros titres, espaces, bullets points, emojis, picto…
#3 – La mémoire raffole des histoires
La version neurosciences ? La narration active simultanément les zones cérébrales du langage, de la mémoire et des émotions, ainsi que l’imagerie mentale. Autrement dit, la narration active ce qu’on appelle la mémoire durable.
🚀 La version We Are COM ? Lorsqu’il est soumis à une histoire, c’est-à-dire un récit qui met en scène une image, il se connecte, il mémorise et il ressent instantanément. Témoignage, point de tension ou simple anecdote, le storytelling a le pouvoir de capter et surtout de maintenir l’attention. La mise en situation reste donc le meilleur hook naturel au monde.
#4 – La concentration s’épuise vite
La version neurosciences ? Le système attentionnel est extrêmement sensible à la nouveauté, il apprécie notamment les micro-variations.
🚀 La version We Are COM ? L’habitude anesthésie l’attention. Pour (r)éveiller vos audiences, renouvelez régulièrement vos formats et vos contenus en recherchant une juste twist zone, à la fois inattendue et stimulante. Attention toutefois, complexes, les mécanismes cérébraux aiment être surpris, mais pas de manière trop brutale. Pour maintenir l’attention, dosez vos variations.
#5 – L’émotion précède toujours la raison
La version neurosciences ? Les stimuli émotionnels activent l’amygdale – système neuronal de la mémoire – en moins de 200 millisecondes. L’émotion augmente donc l’attention et le passage à l’action.
🚀 La version We Are COM ? Misez sur l’émotionnel davantage que sur le rationnel : ce qu’on ressent est plus fort que ce qu’on comprend. En injectant du vivant à vos contenus, vous injectez de l’émotion et l’émotion fait cliquer. CQFD !
#6 – L’économie d’énergie fait survivre
La version neurosciences ? Le cerveau est conçu pour économiser de l’énergie, pour cela il utilise ce qu’on appelle des heuristiques, des raccourcis mentaux intelligents.
🚀 La version We Are COM ? Traduisez : plus un message est simple, plus il est traité rapidement, et plus il est traité rapidement, plus il est retenu facilement. Inversement, un message trop dense, trop flou ou pire, trop « corporate », mettra invariablement votre cerveau KO. Vous avez un doute sur la clarté de votre message, faites le test des 8 secondes : s’il faut plus de 8 secondes à votre cobaye pour saisir l’information transmise, vous faites fausse route.
#7 – Le sentiment d’autonomie est capital
La version neurosciences ? Le sentiment d’autonomie active la dopamine et donc les circuits de récompense qui augmentent l’engagement.
🚀 La version We Are COM ? Ce que cette vérité veut dire, c’est que l’humain est plus attentif lorsqu’il a le sentiment de choisir et d’interagir. Quiz, sondages, menus cliquables… Plus votre audience gagne en autonomie, plus elle gagne en concentration. Le cerveau veut avoir l’impression d’être (au moins un peu) le pilote de son expérience.
#8 – L’humain a besoin d’une chute logique
La version neurosciences ? Toujours à la recherche d’une fin logique, le cerveau aime les boucles cognitives fermées. Un message perçu comme incomplet crée une tension mentale et réduit la mémorisation.
🚀 La version We Are COM ? Exigeant jusqu’au bout, le cerveau aime savoir que c’est fini ! Chaque message doit proposer une chute claire. C’est en quelque sorte un signal mental qui permet de valider et d’enregistrer l’information. « C’est bon, j’ai compris », hop le cerveau est satisfait et peut passer à autre chose, à l’action par exemple.
#9 – Le cerveau social est en éveil permanent
La version neurosciences ? Le cerveau humain est fondamentalement social. Il s’active plus fortement au contact des visages et des signaux sociaux : regards, expressions, voix…
🚀 La version We Are COM ? Humanisez vos communications ! Intégrez des visages à vos messages et misez sur le témoignage et la preuve sociale. Pourquoi ne pas donner la parole à vos collaborateurs ? Rien de tel que la présence d’un humain pour capter le regard d’un autre humain !
#10 – Le mimétisme influence le comportement
La version neurosciences ? C’est un fondement du comportement humain. Notre cerveau est équipé de neurones miroirs, un système qui s’active lorsqu’on observe quelqu’un accomplir une action ou exprimer une émotion. C’est grâce à ce mécanisme que nous apprenons entre autres à parler, à marcher…
🚀 La version We Are COM ? Nous apprenons par imitation, nous ressentons par écho… Bref, nous nous alignons inconsciemment sur ce que nous voyons. C’est le cœur de la COM comportementale : ce que vous montrez vaut plus que ce que vous dites. Vous voulez favoriser l’adoption d’un comportement chez votre public ? Montrez-lui simplement comment faire !
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