Tes RP, relations presse ou relations presque ?

Un seul tweet peut à lui seul générer une multitude de retombées presse. Indéniablement, le journaliste « de terrain » investigue aussi sur Twitter, Instagram et consorts. Comme ses papiers, ses sources d’information se sont numérisées ; devenues simples à contacter et délivrant une information accessible en temps réel. Tout ceci doit nous interroger sur nos propres pratiques : communicants, avons-nous changé nos « relations presse » ?

Accompagnes-tu des marques (aussi) émergentes ?

Hier pour assurer leurs relations presse, les grandes marques s’adressaient généralement à de grandes agences réputées et prestigieuses. Les grandes marques n’aimaient que les grandes marques. Or depuis quelques années, des agences dites « à taille humaine » – les p’tites – et les freelances réussissent à se faire une place au sein de ce système installé. Souvent créées par des anciens d’agences de grande renommée avec un premier socle de clients fidèles, les jeunes pousses partent du constat que le véritable challenge ne réside pas dans les marques déjà influentes mais bien dans les marques en devenir. Les PME et les startup sont délaissées par les grandes agences Relations Presse. Ce profil de clients est jugé peu profitable. C’est une erreur car ces entreprises composent l’essentiel du tissu économique et nécessitent des investissements en communication dans la durée. C’est une aubaine ! La flexibilité, la proactivité et la compétitivité des petites structures permettent de renverser l’ordre établi et de faire émerger de nouvelles pratiques dans une relation client de proximité. Cette confiance précieuse aide à sortir des sentiers battus et à innover de plus en plus grâce à des actions de marketing d’influence.

Parles-tu (vraiment) à tous les influenceurs ?

Sur certaines thématiques comme LifeStyle ou même Mobilité, il est quelques fois difficile de différencier les journalistes des influenceurs ; d’autant qu’un journaliste peut être un influenceur en dehors de son média et que certains influenceurs se comportent comme des journalistes ! La frontière qui les sépare est donc de plus en plus mince. Tels de réels canaux de communication, les influenceurs constituent clairement la nouvelle génération de leaders d’opinion. D’ailleurs selon l’agence 1min30.com, un influenceur est aujourd’hui « une personne dont les écrits sur une marque ou un produit sont susceptibles d’influencer le comportement d’un nombre significatif de consommateurs. Version moderne du leader d’opinion, les influenceurs s’expriment régulièrement sur un sujet et sont identifiés comme des références dans leur domaine, ou encore des individus ayant une activité sociale intense avec des aptitudes à la communication. » Ça tombe bien !

Crois-tu que tes actions RP participent (carrément) au business ?

Pouvant être de véritables ambassadeurs publicitaires, les influenceurs sont désormais des leaders d’opinion numériques qui exercent leur influence sur les comportements de consommation. Vus comme de vrais experts, la proximité qu’ils entretiennent avec leurs abonnés et le rôle de « conseillers » qu’ils tiennent permettent aux marques d’optimiser leur ciblage. En entretenant un dialogue régulier avec leur communauté, ils permettent aux marques de profiter de ce « lien fort » et de gagner fortement en visibilité auprès d’un collectif engagé. Dans le même temps, les relations presse ne s’arrêtent plus uniquement à la seule notoriété. Elles participent pleinement à l’acquisition de nouveaux clients, et donc aux ventes. La plupart des communicants estiment que les relations presse ont un objectif conatif et peuvent déclencher la vente de produits et services dans une stratégie de communication omnicale. La preuve : les trottinettes électriques doivent leur succès fulgurant au relais des média, des influenceurs et des internautes. En effet, les constructeurs – aux marques méconnues du grand public – n’ont fait aucun investissement publicitaire massif cependant leurs produits sont devenus le sujet d’environ 1 000 articles chaque mois en 2018 fortement relayés. Un phénomène viral qui témoigne là encore de la montée en puissance du digital.

Alors que les journalistes sont régulièrement envahis d’emails, ils sont pourtant rarement sollicités par SMS ou par messages privés via Twitter ou LinkedIn. À l’inverse, les influenceurs sont essentiellement contactés via leurs réseaux sociaux ; mais sont très peu approchés par email. A chaque typologie d’influenceurs correspond un canal de prédiction, qui n’est rarement le plus évident. Petits et grands communicants, nous devons tous adapter nos approches et mobiliser en continu toutes nos expertises pour assurer la satisfaction des influenceurs comme l’accomplissement des objectifs de communication.

Tribune de Tiffany Novelli, attachée média chez Schuss et cheffe de publicité chez Mayonnaise… et invitée de la team We Are COM !

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