Le patrimoine de marque vu par LCL, Airbus et LVMH 

« On ne nait pas marque, on le devient progressivement, on peut aussi cesser de l’être », déclamait le spécialiste français de la communication et du marketing, le célèbre Jean-Noël Kapferer. ☝️ Et justement, en tant que marque, quelle est la solution pour ne pas cesser d’exister ? Comment faire vivre l’ADN d’une entreprise dans le temps ? De quelle manière mettre en scène ses racines et son histoire au service de l’identité patrimoniale ? 💡 Afin d’éclaircir toutes ces interrogations, et parce que c’est en valorisant le passé que le futur s’entrevoit, le Club We Are COM a convié des experts en matière de patrimoine de marque. Sandrine Tirante, Responsable marque, communication et publicité chez LCL, Kristine Drullion, Head of international corporate communications du groupe LVMH et Michael Murphy, Head of corporate heritage and international communications d’Airbus, vous livrent la recette d’un héritage de marque qui perdure.  

Paroles d’experts

Sandrine Triante,

Responsable marque, communication et publicité chez LCL

Michael Murphy,

Head of corporate heritage and international communications d’Airbus

Kristine Drullion,

Head of international corporate communications du groupe LVMH

L’héritage du patrimoine LCL

Bonjour Sandrine et merci de nous recevoir dans cette cathédrale qu’est le 19LCL. Pouvez-vous nous en apprendre davantage sur cet héritage patrimonial ?

Sandrine Tirante : Effectivement, ce bâtiment est assez emblématique de l’histoire de LCL. Historiquement, Le Crédit Lyonnais, fondé par Henri Germain en 1863, avait pour vocation d’être une banque exclusivement lyonnaise. Toutefois, petit à petit, cette institution bancaire a rayonné à travers toute la France. C’est en 1876, qu’Henri Germain prend le parti d’ouvrir une succursale parisienne afin d’en faire le berceau central du Crédit Lyonnais. Cette nouvelle implantation présentait l’avantage de favoriser les échanges entre la banque et les différents pouvoirs de décision situés à Paris. 

À l’époque, à la place de l’actuel 19LCL, se trouvait l’Hôtel de Boufflers-Rouvenel, dont les jardins s’étendaient du boulevard des Italiens jusqu’à la rue du Quatre-Septembre. Cette structure s’est vue fondamentalement modifiée par le chantier entrepris par Henri Germain et l’architecte William Bouwens van der Boijen. Pour l’anecdote, sur le toit de ce bâtiment fraîchement rénové trônait alors un magnifique jardin de plus de 700m2. 

C’est en 1878 que Léon Gambetta inaugure l’Hôtel des Italiens, qui donnera son nom au boulevard. Au cours de cette même année, le Crédit Lyonnais ouvre 23 agences de quartier, accédant ainsi au rang de première banque française. Cette ascension ne s’arrête pas là, puisqu’en 1900 le Crédit Lyonnais devient première banque mondiale, et ce jusqu’en 1914 et l’éclatement de la Première Guerre mondiale. 

Faisons un bon dans le temps. Entre 1982 et 1993 se sont opérées des nationalisations successives de la banque qui siégeait encore à l’Hôtel des Italiens. Cela n’allait malheureusement pas durer, puisqu’en 1996 un incendie a détruit ce monument, contraignant l’agence centrale à déménager boulevard des Capucines. Suite à cette catastrophe, le groupe a dû revendre tout l’arrière de l’Hôtel et entreprendre une restauration conséquente, réalisée selon les critères de l’architecture historique. 

En 2005, le Crédit Lyonnais devient le LCL Le Crédit Lyonnais, dans une optique de moderniser le nom et l’image de la banque, la marque ayant été entachée par quelques affaires. LCL est désormais notre dénomination commerciale, toutefois l’appellation Crédit Lyonnais reste notre dénomination sociale. Aussi, si vous apercevez cette mention en bas de vos contrats, rassurez-vous, ce n’est pas une erreur. 😀

Cette nouvelle marque évoluera vers « LCL Banque et Assurances » en 2012. Les changements peuvent prendre du temps, aujourd’hui notre nouveau nom est entré dans le cercle des marques bancaires citées spontanément par les Français. 

À partir de 2008, le siège central de LCL déménage à Villejuif, dans des locaux flambants neufs, construits à cette occasion. Il était important de regrouper les différents pôles de la banque dans un seul et même espace. Dès lors, plus orienté que jamais envers sa clientèle. Alors l’agence centrale est réintégrée à l’Hôtel des Italiens, qui deviendra le 19LCL. 

En 2011, sont entrepris d’importants travaux de rénovation. Pour ce projet d’envergure, le bâtiment a été recouvert d’une bâche en trompe l’œil qui avait vocation de masquer le ravalement par l’art. Nous souhaitions créer un effet de rupture avec les immeubles haussmanniens environnants. C’était une manière assez intéressante de  dénoter dans ce paysage urbain très statutaire. Ce buzz a permis de rajeunir l’image de marque de LCL, lui conférant davantage de proximité et de dynamisme. 

Ce buzz a permis de rajeunir l’image de marque de LCL, lui conférant davantage de proximité et de dynamisme

Et aujourd’hui, de quelle manière le 19LCL participe-t-il au rayonnement patrimonial de la marque ? 

S. T. : Aujourd’hui, le 19LCL est un monument majestueux du patrimoine, dont tout le monde peut profiter. Tout a été conçu pour être attrayant et vivant. Cet espace est ouvert au public. N’hésitez pas à en pousser les portes et venir découvrir ce monument classé.

De manière plus concrète, le 19LCL se structure autour de 5 grands espaces, que sont : 

  • L’agence, un espace de travail partagé et de réception des clients.
  • La grande galerie, un espace ouvert au public qui présente une extraordinaire architecture.
  • L’académie, composée de salle de séminaires et d’auditoriums ouvert à la location.
  • Le forum, un lieu unique de travail ou de repos ouvert à tous.
  • Le Club, un espace privilégié à la disposions des « meilleurs » clients LCL.

En ce qui concerne les locations événementielles, le 19LCL c’est plus de 1000m2 disponibles répartis sur 6 espaces modulables et ayant une capacité d’accueil allant jusqu’à 500 personnes. De nombreux séminaires et soirées sont organisés chaque année au sein de cette agence centrale, dont la façade peut s’éclairer en fonction des demandes et des goûts de chacun. Récemment, au 19LCL, se sont déroulés des tournages pour une production cinématographique et une série Netflix. 

Enfin, en ce qui concerne l’espace tout particulier que représente le Club, l’accès se fait par un escalier à double révolution monumental, inspiré par l’architecture du château de Chambord et surplombé par une verrière de 23 mètres de haut, réalisée par les Ateliers Gustave Eiffel. Les 3000 membres de ce Club disposent de salons d’affaires et d’un restaurant privé. Actuellement, nous travaillons à favoriser le networking entre les différents membres en organisant plus régulièrement des événements en début et en fin de journée.

Cet espace est ouvert au public, n’hésitez pas à en pousser les portes et venir découvrir ce monument classé

L’héritage du patrimoine Airbus

Bonjour Michael ! Et vous, de quelles manières valorisez-vous le patrimoine d’Airbus, pionnier international de l’industrie aérospatiale ?

Michael Murphy : Effectivement, Airbus est une marque pourvue d’un patrimoine emblématique. D’ailleurs, il n’est pas rare que les gens emploient le terme « airbus » pour qualifier un avion, ce qui constitue une belle réussite au niveau de la notoriété de la marque. D’une part, Airbus est le leader mondial des avionneurs avec sa gamme d’avions civils, les plus modernes et les plus efficients du secteur. D’autre part, l’entreprise se hisse au premier rang mondial des hélicoptéristes. Nous sommes aussi la plus grande entreprise du secteur de la défense et du spatiale en Europe.  Enfin, Airbus en quelques chiffres, c’est plus de 130.000 collaborateurs répartis dans les 180 sites existants à travers le monde et comptant plus de 140 nationalités et plus de 80 langues. Si nous sommes souvent érigés en modèle de coopération européenne ces chiffres prouvent que nous le sommes aussi au plan international.

Fondé en 1968, le constructeur aéronautique est issu d’un groupement des industriels du secteur de 4 pays fondateurs européens qui souhaitaient mettre au point un avion capable de concurrencer la production américaine. Aujourd’hui, nous fêtons les 54 ans de la naissance de ce projet historique, et donc les 50 ans du premier envol de l’A300. Les pays fondateurs – la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne – avaient compris l’importance de consolider leur savoir-faire technique au profit d’un nouvel programme à la pointe liens par le biais des avancées technologiques. C’est pourquoi la multitude d’entreprises marques historiques qui sont appartenant au groupement devenus Airbus ont toutes pour point commun de se caractériser par une innovation constante. L’aventure Ariane est un bel exemple de cette innovation européenne perpétuelle. 

Le fond héritage d’Airbus compte aujourd’hui plus de 150.000 documents et photos numérisés, plus de 30 avions et hélicoptères civiles et militaires exposées dans des musées ou encore en état de voler, plus de 1000m2 d’archives et de biens historiques, etc. Pour vous donner une idée, ces les archives de l’entreprise comptent plus d’1 million de documents, de plans et de dessins à caractère historique. Et bien entendu, les partenariats sont nombreux : associations, musées, fondations, archives etc. Cet héritage est un vaste et riche sujet, géré par une équipe de 5 personnes absolument passionnées. Des expériences immersives sont proposées au musée Aéroscopia de Toulouse Blagnac, et par le biais des visites guidées des sites d’assemblage finale d’avions de St Martin du Touch et de Colomiers afin que le grand public se familiarise avec les différentes étapes industriels d’Airbus expertises du Groupe. 

Cet héritage est pour nous capital, car il préserve notre patrimoine pour les générations futures, il crée de la valeur à travers la mise en avant de nos activités, il raconte notre histoire et plus largement l’histoire de la transformation de l’industrie aéronautique. Enfin, il tisse le lien entre le passé et l’avenir.

Cet héritage est pour nous capital, car il préserve notre patrimoine pour les générations futures, il crée de la valeur à travers la mise en avant de nos activités, il raconte notre histoire et plus largement l’histoire de la transformation de l’industrie aéronautique

Comment mettez-vous la communication au profit de cet héritage si particulier d’Airbus ? 

M. M. : Récemment, nous avons fêté le centenaire du site historique de Saint Eloi. Cette usine, qui produit les mâts-moteurs, a la particularité d’être située dans le centre même de la ville de Toulouse. Ce lieu est le berceau d’une vraie expertise extrêmement technique et complexe : celle du traitement des métaux durs. De plus, au sein de cette usine se trouve le lycée professionnel Airbus, qui a déjà formé plus de 5000 jeunes aux métiers de l’aéronautique. Ce projet est un véritable succès puisque chaque année le taux de réussite au bac atteint les 100%, et que 97% des jeunes diplômés poursuivent leur carrière dans l’industrie aéronautique, beaucoup d’entre eux en intégrant Airbus. 

Nous avons réalisé une campagne de communication très ciblée pour l’anniversaire de ce site historique fondée par Emile Dewoitine en 2021. En interne, nous avons travaillé l’engagement des salariés, leur sentiment d’appartenance. Il est important que chacun soit fier de participer à un grand projet d’innovation continue. Tandis qu’en externe, nous avons mis en avant l’expertise très technique de ce site industriel, la dimension unique de ses activités et son volet apprentissage avec ce lycée professionnel intégré. Saint Eloi est le prototype du site de production de demain, un site à forte numérisation et automation dont les objectifs sont fondamentalement environnementaux sont au centre des préoccupations : réduire l’utilisation des fluides d’eau et d’énergie et diminuer le rejet des gaz à effet de serre. 

Cette communication s’est déployée en trois étapes : 

  • Une campagne interne ciblée sur le site Saint Eloi, avec la mise en place de nombreuses activités tout au long de cette année anniversaire. 
  • Une campagne interne plus large pour l’ensemble des salariés Airbus, dans laquelle nous avons recyclé réutilisé une partie des éléments de la COM de l’anniversaire. 
  • Une campagne externe, qui fût un véritable exercice de branding auprès du public, l’usine Saint Eloi étant nichée au cœur de la ville et de sa région, qui se sont bâties autour d’elle. Aussi, nous avons organisé l’exposition “100 ans Saint Eloi”, qui retrace l’histoire du site à travers des séries de photographies, dans les stations de métro environnantes ainsi que sur la Place du marché aux cochons du quartier des Minimes de Toulouse.

En matière de communication patrimoniale et d’approche de l’héritage, il ne s’agit pas d’être exubérant ou dans la démesure, mais davantage de valoriser les bons « moments miroirs ». Il est intéressant de faire des passerelles entre le passé le présent et le futur, tant pour l’engagement des salariés qu’en ce qui concerne le grand public et notamment l’attractivité employeur. Valoriser le patrimoine est une manière de rappeler que nos regards se tournent vers le passé mais surtout vers l’avenir et ses défis. L’histoire se fait jour après jour en écrivant demain. 

En matière de communication patrimoniale et d’approche de l’héritage, il ne s’agit pas d’être exubérant ou dans la démesure, mais davantage de valoriser les bons « moments miroirs »

L’héritage du patrimoine LVMH 

Bonjour Kristine, vous êtes ici pour nous parler de la valorisation patrimoniale du groupe LVMH. Pour commencer quels sont les enjeux de cette valorisation ?

Kristine Drullion : Beaucoup de personnes connaissent LVMH, sans pour autant avoir une vue complète de la diversité de ce groupe, tant en matière d’histoire que de savoir-faire. Pour rappel, LVMH est le leader mondial du luxe et compte 6 grands secteurs d’activité, et le plus connu est sans doute celui de la mode et maroquinerie, avec entre autres les Maisons Louis Vuitton et Dior. Néanmoins, notre savoir-faire touche s’étend également dans les secteurs des vins et spiritueux, de la parfumerie et cosmétique, des montres et joaillerie, de la distribution sélective ou encore de l’hôtellerie. Tout un pan de nos activités reste donc relativement méconnu du grand public. 

Le Groupe compte 75 maisons, ce qui représente plus de 175.000 collaborateurs présents dans près de 80 pays. D’une holding financière à une marque corporate, LVMH a trouvé un terrain d’expression dans son écosystème de Maisons iconiques, notamment grâce à la valorisation de son patrimoine unique.

En 2010, Antoine Arnault a voulu valoriser l’image du Groupe, en lui permettant de s’exprimer fortement en tant qu’entité auprès du Grand Public, pour la première fois, en créant  les Journées Particulières. Cette volonté généreuse vise à faire permettre au Grand Public de découvrir les coulisses du monde du luxe en allant à la rencontre de ses artisans et de son savoir-faire. Ces rencontres permettent de casser les stéréotypes en présentant le luxe tel qu’il est, et surtout les talents incroyables qui oeuvrent à la création de produits uniques. Le dispositif des Journées Particulières permet à qui le souhaite d’entrer dans les lieux iconiques des Maisons du Groupe, habituellement fermés au public, pour en percer tous les secrets. 

Il est par exemple possible de découvrir l’atelier historique et la maison de famille de Louis Vuitton  à Asnières ; ou encore le numéro 30 de l’avenue Montaigne, berceau de la maison Dior fondé par Christian Dior lui-même, et récemment restauré. Chaque édition voit de nouveaux sites ouvrir leurs portes, y compris en région. Par exemple le Château Galoupet ou le Château d’Esclans cette année.

Initialement ce projet était très franco-français ; puis au fur et à mesure des éditions, il s’est internationalisé. Les premiers sites ont ainsi été ouverts en France, puis en Italie, jusqu’à s’étendre au continent européen, puis au monde entier. Ainsi, la prochaine édition couvrira 16 pays dans lesquels, le public pourra découvrir 96 sites de 56 Maisons du Groupe. 

Faire vivre le patrimoine d’une marque, c’est avant tout faire vivre des moments rares et uniques au grand public, qui a ainsi l’occasion de s’initier à l’expérience magique du luxe. C’est en allant à la rencontre des équipes et des artisans du Groupe, que le grand public découvre des savoir-faire peu connus et comprend la valeur patrimoniale des produits de haute qualité. Enfin, ces Journées Particulières constituent un moment de fierté fort pour l’ensemble des salariés de LVMH, et une occasion également d’inclure des publics éloignés de nos secteurs.

Faire vivre le patrimoine d’une marque, c’est avant tout faire vivre des moments rares et uniques au grand public

Quel type de communication déployez-vous autour de cet événement d’envergure que sont les Journées Particulières ? 

K. D. : La communication d’un tel événement est essentielle à son succès, c’est pourquoi elle mobilise l’ensemble de l’équipe de la Communication Corporate du Groupe, dirigée par Hélène Freyss. Nous mettons en place une campagne de communication 360° complètement intégrée, avec un plan média et des assets créatifs impactants. Tout cela passe par une phase d’awareness, une phase de drive to registration pour obtenir un billet coupe-file puis encore une phases de drive-to site afin d’encourager le public à venir découvrir nos Maisons même s’ils n’ont pas obtenu de billet coupe-file. 

Dans cette optique, nous réalisons une campagne qui se déploie en paid social media, en display sur l’ensemble des zones et en OOH et DOOH, notamment pour la France et l’Italie. La campagne s’orchestre également en print, à la fois en PQR, en PQN, les magazines sur des titres de lifestyle et de news. Lors de la dernière édition nous avions également fait des spots radio, et une série de podcasts « Confidences Particulières » qui allait à la rencontre de nos artisans et créateurs. Les 13 épisodes, toujours disponibles, étaient pensés comme des conversations, de jolis moments de rencontres assez intimistes. Dans cette série réalisée en français, en italien et en anglais, étaient proposés des témoignages passionnants, agrémentés de bruits d’ateliers. Nous sommes très fiers de ce projet, qui a généré plus de 45.000 écoutes. 

Cette campagne de communication intégrée passe également par un site web, qui présente à la fois la programmation de l’événement et propose un espace billetterie gratuit pour obtenir un billet coupe-file. Le jour de l’ouverture de cette billetterie, certains ateliers voient l’intégralité de leurs places partir en moins d’une minute, c’est assez incroyable ! 

Nous mettons évidement en place toute une campagne d’activation sur les réseaux sociaux, au niveau du Groupe, et que nos 75 Maisons peuvent reprendre à leur manière. 

L’opération est également levier colossal d’activation des relations presse, incluant divers moments de rencontre avec la presse, des voyages presse à travers l’Europe et les Etats-Unis et, en parallèle, nous misons également sur l’influence avec des activations spécifiques. 

Lors de la dernière édition, nous avions également pris le parti de créer des parcours spécifiques tout au long de l’été, via une newsletter dédiée conçue comme un voyage à travers des lieux particuliers. Cela permettait au public de découvrir certaines expériences en avant-première. 

Les résultats de la dernière édition ont été plus que satisfaisants : plus de 1,4 million de pages vues, 121,5 millions d’impressions, 923K de clics et 3,4 millions de vidéos visionnées. En ce qui concerne la partie social média organique, la campagne avait cumulé 64,2 millions de reach. Et quant à lui, le volet relations presse comptait plus de  300 publications, parues entre juillet et octobre sur tous les plus grands médias. 

Pour finir, nous avons interrogé les visiteurs sur l’impact réel de l’expérience, en partenariat avec un institut de sondage. Force est de constater que le succès fut au rendez-vous, puisque le niveau de satisfaction atteignait les 94%. Et lorsque nous avons sondé les visiteurs sur leur temps d’attente dans les queues pour accéder aux lieux, qui parfois duraient plus de 3 heures, nous avons obtenu la note de 7,3 sur 10 ! Il est très motivant d’observer que malgré cette attente, le public estime que l’expérience unique que nous leur proposons vaut largement le coup. D’ailleurs, notre livre d’or regorge de remerciements pour avoir fait rayonner le patrimoine du groupe LVMH, et plus largement le patrimoine français.

L’ensemble des équipes du groupe LVMH vous donnent d’ailleurs rendez-vous les 14, 15 et 16 octobre prochain pour une nouvelle édition des Journées Particulières !

Force est de constater que le succès fut au rendez-vous, puisque le niveau de satisfaction atteignait les 94%

Quelques cas pratiques

Comme à son habitude, la team We Are COM s’est elle aussi penchée sur le sujet et vous partage 4 bonnes pratiques du patrimoine de marque, exemples à l’appui. 🤓 En avant pour un tour d’horizon des meilleures stratégies patrimoniales.  

Bonne pratique #1 – Patrimoine de marque et expérience immersive  

Le cas Heineken 🍻

Direction Amsterdam, pour découvrir la Heineken expérience. La célèbre brasserie hollandaise, devenue première marque de bière premium au monde en 150 ans, propose au public une visite guidée de la plus ancienne brasserie du groupe. Au programme : retour sur l’héritage et l’histoire de la marque, ses modes de production et ses innovations. Et, comme si ça ne suffisait pas à satisfaire notre curiosité, cette expérience donne accès à un bar secret et se clôture avec la remise d’un cadeau personnalisé.  

Expérience Heineken

Le cas Vache qui rit 🧀

Plus qu’un musée dédié à ce fromage mythique, la Maison de la Vache qui rit constitue un véritable lieu immersif à l’image de ce personnage emblématique. Les visiteurs y retrouvent les valeurs de convivialité, d’humour et d’innovation de la fameuse vache rouge. Cette maison de plus de 2 200m2 regorge de pas moins de 600 pièces et représentations historiques au service du patrimoine de cette marque si symbolique dans la mémoire collective des Français.  

Expérience Vache qui Rit

Le cas Coca-Cola Europacific Partners 🥤

L’embouteilleur européen de la fameuse marque de soda offre au public l’expérience unique de visiter l’usine historique de Grigny, depuis n’importe où dans le monde. C’est effectivement grâce à des casques de réalité virtuelle que le patrimoine de marque est mis en avant. Cette expérience immersive innovante rappelle que lorsqu’on boit un Coca-Cola, c’est aussi du made in France.  

Expérience Coca-Cola Europacific partners

Bonne pratique #2 – Patrimoine de marque et prise de parole  

Le cas Les Mousquetaires ⚔️

C’est il y a une cinquantaine d’années que le groupement Les mousquetaires a vu le jour, s’inspirant des évolutions commerciales et sociétales des années 1950, pour faire naitre une vision inédite de la distribution et tout un éventail de nouveaux métiers. Cette aventure, qui a su bouleverser les modes de vie, est retracée à travers une série de podcasts. Voilà une manière narrative et vivante de valoriser l’héritage d’une marque.  

Podcasts Les Mousquetaires

Le cas Chanel 👗

L’histoire de cette maison de luxe est étroitement liée à l’histoire de sa fondatrice, Coco Chanel. Cette figure mythique de la mode fait l’objet d’une série de documentaires en motion design, qui relatent tout son parcours depuis ses débuts modestes, jusqu’à l’ascension spectaculaire de sa marque. Alors, qui se cache derrière cette jeune orpheline, devenue une légende ? Réponse dans ces vidéos qui comptent près de 2,5 millions de vues sur YouTube.  

Motion design Chanel

Le cas Gucci 👑

Et toujours dans le secteur de luxe, avez-vous visionné House of Gucci, cette réalisation cinématographique de Ridley Scott, qui compte parmi les plus grands noms d’Hollywood : Lady Gaga, Jared Leto, Al Pacino, Salma Hayek ou encore Adam Driver ? Alors, production artistique ou valorisation du patrimoine ? Les deux ! Même si le film n’a pas fait l’unanimité auprès des héritiers de la famille, il participe indéniablement à faire rayonner la légende de Gucci.  

Film Gucci

Bonne pratique #3 – Patrimoine de marque et objets identitaires  

Le cas RATP 🚇

Développer des gammes de produits identitaires pour renforcer l’incarnation d’une marque ? C’est l’idée ingénieuse qu’a eu la RATP. En effet, sur le site RATPlaligne, nous pouvons acquérir des pièces de mode et de bagagerie, des objets du quotidien, des articles de librairie et de papeterie, ou encore des photographies à l’effigie de la marque. Les trois collections, “iconique”, “pop” et “vintage”, mettent en scène le patrimoine historique de la RATP, mais également celui de la ville de Paris. 

Objets identitaires RATP

Le cas SNCF 🚆

La SNCF revisite elle aussi ses emblèmes, ses gares, ses horloges, son matériel roulant, de la vapeur au TGV, à travers la marque Grand Train SNCF, conçue autour de l’univers du train et du voyage. A travers ce e-commerce, la SNCF propose une collection qui met en valeur son patrimoine architectural, pictural, photographique et design : des affiches aux sweats en passant des lampes.  

Objets identitaires SNCF

Le cas Lidl 🧢

Tout ce qui est rare est cher ? C’est en tout cas ce que nous prouve l’enseigne Lidl, en ayant fait le buzz avec ses produits affinitaires en stocks limités. Ce phénomène de marque a conduit les gens à faire la queue pour obtenir des claquettes ou encore des chaussettes griffées Lidl. Aujourd’hui, ces produits à succès rares appartiennent véritablement au patrimoine de la marque de distribution.  

Objets identitaires Lidl

Bonne pratique #4 – Patrimoine de marque et Club privé 

Le cas Peugeot 🚗

Enfin, il nous fallait aborder le cas si particulier de l’aventure Peugeot, dont l’histoire et le succès perdurent depuis 1810. Cette maison automobile emblématique a pris le pari de créer une association dédiée aux collectionneurs et amateurs passionnés, souhaitant en apprendre davantage sur l’histoire de la maison. Les adhérents peuvent identifier, certifier, restaurer, louer ou acheter un modèle de la marque, au cours de cette expérience exceptionnelle. En plus de cela, ils bénéficient de remises sur leurs achats en boutiques et peuvent accéder gratuitement aux archives et au musée de l’entreprise. Le principe de fond ? Vivre des moments uniques entre passionnés.  

Association Peugeot

Rejoignez le Club We Are COM 

Le Club We Are COM permet aux professionnels de la communication de progresser ensemble lors de moments de partage de bonnes pratiques uniquement entre pairs, tous secteurs confondus. Objectif : une montée en compétences collective notamment grâce à un atelier chaque mois sur des cas concrets, des réponses aux grands défis de la COM, des rencontres avec des experts de renom, etc. Toujours des échanges en toute transparence et indépendance basés sur des retours d’expérience : 0% autopromotion, 100% conviction.

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