André Maurois, romancier français, nous disait : “L’art est un effort pour créer, à côté du monde réel, un monde plus humain.” Mais de quelle manière l’art peut-il enrichir une identité de marque ? Comment faire de la culture le plus puissant des ambassadeurs ? Avec le mécénat culturel bien sûr ! 🎭
Et en matière de mécénat culturel, la Matmut se distingue. Le groupe mutualiste réinvente le rayonnement de l’art et l’accès à la culture, avec son programme ambitieux “Matmut pour les arts”. 🤓 C’est à l’occasion d’un meet-up visionnaire, que nous avons rencontré Sophie Lemaire, Responsable du pôle culture de la Matmut et membre du Club We Are COM.
🚀 L’aventure artistique au service de votre communication ? Mode d’emploi !
Bonjour Sophie, pour commencer, pouvez-vous nous expliquer en quoi le mécénat se distingue du sponsoring ?
Le sponsoring est une action de communication à part entière. Celle-ci espère un retour sur investissement, c’est-à-dire, un gain de visibilité équivalent à la hauteur du budget investi.
Tandis que le mécénat est un soutien désintéressé. Il n’a pas de finalité commerciale, mais se met véritablement au service de l’intérêt général. Les contreparties qui existent – maximum 25 % du financement – sont l’opportunité pour la Matmut, notamment en interne, de sensibiliser à l’art et poursuivre notre engagement d’accessibilité.
Il nous arrive d’orienter les partenariats en sponsoring et d’autres en mécénat. Toutefois, nous ne perdons jamais de vue notre objectif principal : l’accessibilité !
Quelle est la principale ambition de la Matmut en matière de Mécénat ?
Notre ambition est de rendre l’art, et plus généralement la culture, accessibles à tous. En effet, en tant que groupe mutualiste, notre ADN repose sur des valeurs de solidarité et de partage. Celles-ci sont véritablement au cœur de nos préoccupations.
C’est pourquoi, nous avons choisi de travailler l’accès à la culture. L’accessibité comme outil, l’inclusion comme finalité. Nous agissons via des initiatives très concrètes, notamment en gérant notre propre lieu culturel, mais également via des projets innovants, soutenus et financés par nos dispositifs de mécénat.
Pouvez-vous nous parler du programme si particulier, “Matmut pour les arts” ?
Matmut pour les arts est un programme dédié à l’engagement culturel, directement rattaché à notre Direction de la communication et RSE, ce qui traduit son importance stratégique.
De nombreuses entreprises engagées dans le mécénat créent des fondations ou des fonds de dotation. C’est pour garantir la cohérence entre nos engagements et nos actions RSE – accessibilité/inclusion, environnement et santé/bien-être – que nous avons préféré développer un programme en interne.
J’ajouterais que cette proximité opérationnelle est essentielle pour ajuster nos actions culturelles aux réalités du terrain.
Ce programme bénéficie d’une véritable identité visuelle, une identité monochrome qui se distingue du logo coloré du groupe. Matmut pour les arts est une marque à part entière, capable de s’intégrer dans des environnements culturels variés.
Plus concrètement, ce programme s’articule autour de trois grands soutiens à la culture : le mécénat pur, c’est-à-dire le financement de projets culturels, notre Centre d’art contemporain et nos initiatives liées au cinéma inclusif.
Et toujours dans une optique d’accessibilité, nous nous attachons à agir sur l’intégralité du territoire de la France métropolitaine. Même si une petite concentration de nos opérations touchent Paris et Rouen, nous avons à cœur d’étendre nos actions à l’ensemble de la France.
Le Centre d’art contemporain de la Matmut – Daniel Havis
Favoriser l’accès de tous à la culture, c’est avant tout ouvrir la culture à tous. Notre Centre d’art contemporain est un lieu gratuit, une expérience culturelle inclusive est proposée, la preuve tangible de notre engagement pour l’accessibilité.
C’est en 2001, que ce centre a vu le jour, au sein d’un château réhabilité par la Matmut dans le département de Seine-Maritime, à 20 minutes de Rouen. Chaque année, c’est entre 26 000 et 40 000 personnes, issues de publics très variés, qui visitent ce lieu de culture : familles, personnes en situation de handicap, groupes scolaires, etc.
L’expérience entière a été pensée sous le prisme de l’accessibilité notamment à traversa programmation des expositions, la gratuité, mais aussi pour les œuvres permanentes des dispositifs comme des cartels en braille, des reproductions tactiles, des QR codes explicatifs… Nous sommes d’ailleurs très fiers d’être labellisés Tourisme et Handicap.
Notre Centre d’art contemporain propose des expositions et donne accès à des événements, tels que Les Journées de Patrimoine. Et dans cette logique d’accessibilité, les expériences gratuites peuvent également être vécues en ligne. En effet, depuis 2020, nous proposons des visites virtuelles fluides et enrichies, disponibles sur le web. D’ailleurs, la Matmut s’investit aussi dans l’inclusivité numérique, une problématique malheureusement encore souvent négligée.
Finalement, le mécénat permet le développement des partenariats innovants, capables d’accélérer la démocratisation de l’accès à l’art. Et si l’on en croit le nombre croissant de visiteurs physiques et virtuels, ainsi que les témoignages positifs que nous récoltons, cela semble fonctionner. 🙂
Le cinéma inclusif
Comment rendre le septième art accessible à tous les publics ? La Matmut a choisi de développer un programme d’accessibilité spécifique pour les personnes atteintes de handicaps sensoriels, en particulier de troubles visuels et auditifs. Nous agissons en soutenant des festivals de cinéma, afin que toutes des séances soient équipées de dispositifs tels que l’audiodescription ou le sous-titrage. En 2024, la Matmut a été partenaire de 6 festivals, touchant ainsi directement plus de 6 600 spectateurs.
En parallèle, nous développons un stand d’expérimentation en réalité virtuelle pour sensibiliser aux problématiques du cinéma inclusif. Plus concrètement, un casque de réalité virtuelle propose de vivre une expérience unique et inclusive : visionner un film avec audiodescription et sous-titrage. Sur des marchés, dans des salons, dans des salles de cinéma… publics individuels et professionnels du secteur beaucoup se prêtent au jeu !
Ce stand est bien évidemment dépendant de contraintes techniques. Mais en adoptant cette approche qualitative, peut-être plus que quantitative, nous sensibilisons avec force et créons de vrais ambassadeurs de l’accessibilité.
Enfin, nous sommes fiers, car ce programme impacte fondamentalement l’écosystème cinématographique. Les demandes de soutiens et de partenariats se multiplient, preuve de notre reconnaissance croissante dans le domaine. Aujourd’hui, la Matmut se positionne comme un acteur légitime du cinéma inclusif.


